Étudiant, Shōichi rencontre au Café Crépuscule la belle Saori. Ils vivent un bref amour passionné. Saori, émue par sa ressemblance avec le grand poète Santōka, aussi nommé Shōichi, lui confie la biographie de son idole avant de mourir mystérieusement. Inconsolable, le jeune homme part sur les traces de son homonyme qui s'appelait en littérature Santōka avant de devenir moine sous le nom de Kōho. Leurs destins vont se fondre dans une longue marche à travers le Japon dans la solitude et le détachement. Seuls « le saké pour le corps, le haïku pour le coeur » les rattachent au monde. Hubert Haddad, écrivain, poète, historien dart et peintre, sest illustré dans de nombreux ouvrages. Sa passion pour le Japon lui avait inspiré en 2013 le remarqué « Peintre déventail ». Le récit plonge le lecteur dans le Japon dhier et celui daujourdhui, entremêle les personnages et les époques. La citation de nombreux haïkus peut sembler un peu ardue aux non-initiés. Mais les magnifiques descriptions de la nature, le lyrisme célébrant la beauté de la femme, le style toujours poétique, parfois incantatoire, ne peuvent laisser indifférent. (D.C. et M.S.-A.) (source : les-notes.fr)