Un ancien tueur de lOAS installé dans les Vosges, veuf, essaie sans succès déduquer ses petits-enfants : Bruce, roi du bodybuilding, consommateur de coke, et Lydie, lycéenne délurée. La dernière usine de la région va fermer, et la DRH veut licencier le personnel malgré sa mobilisation. Elle sappuie sur Martel, responsable syndical sans envergure, un peu naïf. Pour compenser ses malversations au sein du Comité dentreprise, Martel sallie à Bruce pour réaliser un « gros coup » : lenlèvement dune jeune prostituée pour le compte de voyous algériens qui eux travaillent pour Tokarev, truand russe ou bulgare. Le « gros coup » sera une suite derreurs et de malentendus. Peut-on parler de roman policier ? Il ny a ni bon ni méchant, mais surtout des tricheurs. Lintrigue se noue lentement. Des destins ordinaires et médiocres, parfois touchants, sentrecroisent. Les portraits fouillés des personnages créent un certain malaise : à la limite du cliché, ils apparaissent représentatifs de groupes sociaux, subissant le contrecoup des crises économiques et de la dissolution des familles. Louvrage se lit facilement grâce au style plaisant et efficace de lauteur ; les dialogues, émaillés de termes socialement codés, sonnent juste. Mais le lecteur reste perplexe. (source : les-notes.fr)