Un dimanche, Lina, déjà âgée, réunit ses trois fils, adultes avancés dans la vie, pour leur révéler son secret, lourd à porter depuis tant dannées : elle a dû abandonner à la naissance une petite fille pour éviter la honte à sa famille. Éric, le fils aîné, se souvient que lui aussi est né sans père. Il part à Nice, sa ville natale, sur les traces de son passé et de celui de cette jeune fille de dix-sept ans qui le mit au monde. Après avoir écrit sur ses deux pères, le génétique et ladoptif, Éric Fottorino (Trois jours avec Norman Jail, NB mars 2016) lance un cri damour à sa mère. Ce beau récit roman ? sur la filiation met en lumière, avec pudeur et émotion, les difficultés dêtre une mère célibataire dans les années 1950. Il parle de la rupture qui mène à lâge adulte ; les mots pour dire lenfance aux odeurs de confitures de mûres, sont des perles sur le fil de phrases qui chantent aussi les paysages aimés. Avec un sens de la formule, des jeux de mots presque lacaniens, lauteur rend également un hommage vibrant aux villes de sa vie : Nice et Bordeaux. (B.Bo. et S.D.) (source : les-notes.fr)