Les enquêtes célèbres du commissaire Montalbano dans la région de Vigàta en Sicile nécessitent une traduction à plusieurs degrés selon que lauteur utilise la langue officielle, le dialecte authentique ou « litalien sicilianisé ». Serge Quadrupani en tire un texte où les termes savoureux, croustillants, truculents apportent une note délectable supplémentaire au récit des recherches du policier bien connu, pour élucider un mystère lié à une pratique sordide, limmigration clandestine organisée, celle des jeunes enfants notamment.
La fiancée de Montalbano travaille sur le continent mais il dispose sur place dune amie très proche et efficace, de collègues au vocabulaire et méthodes surprenantes. Il apprécie la bonne chère dont la description fait saliver, consomme force whisky. Il utilise efficacement, avec une bonne foi parfois douteuse, ses capacités denquêteur malgré une taraudante envie de démissionner, pour protester contre les méthodes musclées de certains confrères, ce qui serait fort dommage pour les amateurs de La forme de leau (NB janvier 1999) ou La peur de Montalbano (NB juin 2004).