Un homme qui n'a plus que trois heures à vivre se prépare à l'inéluctable : la mort par le siontch, arme infaillible des Wafadar, les guerriers du gourou Aum, le Grand Maître, l'Élu, le Pur des Purs. Il revient sur son passé et enregistre son histoire, de son existence au sein de la Confrérie à sa fuite dans l'outre-monde, celui où la sentimentalité, l'amour, l'amitié et surtout la musique sont les fondements de la vie, où il est permis de pleurer, d'aimer, de penser et de se révolter : c'est-à-dire notre monde. Tarun Tejpal (Histoires de mes assassins, NB décembre 2009) expose en détail dans ce roman terrifiant les modes d'endoctrinement des enfants depuis leur naissance. Il montre comment un déserteur peut s'échapper d'un monde gouverné par une exigence absurde d'égalité, voire d'identité entre les êtres ? et comment les membres de cette secte sans pitié sont conduits aux pires exactions : meurtres, viols, manipulations, épurations? Si l'écriture est fluide, les longueurs, les répétitions, les descriptions détaillées des tortures et des mises à mort des déviants rendent le récit difficilement soutenable malgré l'espoir de l'épilogue. L'auteur, journaliste militant, utilise son grand talent pour démonter les mécanismes des sectes. (source : les-notes.fr)