Depuis des années, Emily sest installée dans la maison de sa grand-mère Moune, dabord avec elle, puis, après sa mort, seule avec la chienne Loysa, dans le souvenir dune relation harmonieuse entre la famille, la nature rustique et les animaux. Mais la maison appartient pour moitié à son père, un quart à Anna, sa demi-sur plus jeune, elle nen a quun quart. Et le père se fait pressant, les voisins sont intéressés ; on est le 13 juin que tout soit réglé le 14 septembre. Les lettres se succèdent, persuasives ou comminatoires, Emily les ignore
Nous pénétrons dans une nature estivale, un territoire très ancien où les animaux, les pierres, les plantes les rivières sont aussi importants que les humains ; la blessure de la jeune femme, le cadavre pourrissant dun héron, la plaie dune chienne introduisent la souffrance et la mort que les humaines tentent déloigner, mais elles sont sans défense contre la loi et lécrit amenant une menace familiale interne. Des épisodes, apparemment neutres sonnent comme des présages. La jeune fille semble cernée, sans appuis ; sa référence est le passé, alors que le livre, écrit au présent, donne au lecteur lépaisseur du quotidien à partager. Le style, très homogène, est original dans sa façon détudier les lieux dont létroitesse est celle dun refuge, mais un peu lassant dans son objectivité insistante. (E.B. et M.Bo.)
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