Dans le café Funiculi Funicula de Tokyo les clients peuvent faire un retour dans le passé et dialoguer avec des personnes disparues, avec des règles très strictes de temps et de place. Lon y voit un mari qui veut dire à sa femme dans le coma quil laime, une femme qui se sent coupable de sêtre endormie lorsque son chien était en train de mourir, une jeune fille qui aurait dû accepter la proposition de mariage de son ami et enfin une étudiante qui avait été très dure avec son père.
Toshikazu Kawaguchi (Le café où vivent les souvenirs, Les Notes novembre 2023) écrit son quatrième roman sur le même thème et la même forme que les trois précédents : des conversations avec des proches décédés ; les quatre petits contes moralistes sont gentillets et pleins de bonnes intentions : les vivants y sont bourrelés de regrets ou de culpabilité et les morts magnanimes. La leçon à tirer de ce petit roman est la suivante : pour vivre bien avec le présent, il faut être en paix avec le passé ! La difficulté des noms japonais et la quantité des personnages compliquent un peu la lecture ce qui, finalement, importe peu, elle reste attendue mais détendante ! (M.F.C. et C.R.P.)