Une angoisse quil ne peut ni contenir ni expliquer saisit le directeur de Bmore & Investigations en entrant dans le musée de lOrangerie où sont exposés les célèbres Nymphéas de Monet. Il décide dignorer les explications de luvre fournies au public et à Penny, sa fidèle assistante et de regarder autrement ces Grands Panneaux dont la taille et la disposition particulière ont été voulues par lartiste. Son enquête va le mener beaucoup plus loin quil ne pense.
À linstar de Monet qualifiant son bassin de nymphéas, à Giverny, d« onde sans horizon et sans rivages », lauteur interroge son propre malaise. Il développe un long (très long) texte coloré, sensuel, humoristique où chaque impression, idée, sensation, question en appelle une autre sans autre logique que celle dune rêverie personnelle. Il croit deviner derrière la tristesse émanant des Nymphéas l« Insaisissable » des proches, fils, compagnes, amis que le peintre a perdus en raison de la maladie, la guerre, la pauvreté, la violence, le sort On ne suit pas toujours ! Dans une langue ponctuée dexclamations volontairement familières, lécrivain avance à « grands pas de fourmi » dans une interminable caricature dun supposé bon sens en matière dart. Associations didées, répétitions, longueurs interfèrent joyeusement avec la richesse incontestable de certains passages. (A.Lec. et A.-M.G.)