Réunis dans un squat, un groupe détudiants en sociologie dune université de province échafaude des plans daction pour manifester sa colère et son opposition au système. Après un vol sans difficulté vengeance sur un employeur indélicat ils organisent un casse au Crédit Municipal qui tourne mal. Axelle est condamnée à vingt cinq ans de réclusion pour le meurtre dun policier.
Ce récit dune grande intensité sarticule autour de latmosphère pesante dune prison où la jeune meurtrière, cataloguée terroriste, endure violence et lourdes contraintes. Sans point de repère, sans nouvelles de ses camarades, elle subit latmosphère anxiogène de lenfermement et de la solitude. La lenteur des procédures, la violence des rapports entre codétenues et matonnes alternent avec les souvenirs survoltés dengagement politique et de rave party. Même si lon a déjà beaucoup écrit sur ce sujet, le texte de Marion Brunet (Lété circulaire, Les Notes février 2018) est déstabilisant par sa véracité. Lécriture nerveuse pour les combats de radicalisation se calme pour relater lenfermement. Le malaise de la jeunesse est palpable et le rôle ambigu de la police face à cette menace grandissante inquiète. Le martèlement obsédant de lamour fou entre Axelle et son amie Mado, jusquà leurs retrouvailles, soutient la tension de bout en bout. (M.Bi. et S.D.)
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