Au printemps 1832, le choléra, appelée « la peur bleue », ravage Paris. Dans le quartier populaire de Saint-Merri sont découverts trois cadavres atteints de la maladie mais poignardés, sur lesquels ont été prélevés des organes différents. Puis disparaissent trois chercheurs qui étudient lépidémie. Vidocq, le nouveau chef de la Sûreté, charge le Bureau des Affaires Occultes, spécialisé dans les meurtres teintés désotérisme, de découvrir les coupables et leurs motifs obscurs. LInspecteur Valentin Verne est aidé dAglaé dont il est lamoureux platonique, et de deux forts-à-bras.
Comme les précédents (Quand la science inspire le crime, Les Notes juin 2021), le troisième tome du Bureau des Affaires Occultes est bien construit et fertile en rebondissements. À la laborieuse enquête policière qui multiplie les pistes infructueuses, se mêlent habilement des révélations qui éclairent le passé des deux jeunes inspecteurs. Le contexte est conforme à lHistoire. La plume précise dÉric Fouassier excelle à faire vivre les quartiers populeux de Paris et latmosphère des débuts de Louis-Philippe, période dinnovations et dagitation politique. Lénigme de lorigine de lépidémie est posée tandis que les rumeurs les plus folles alimentent les théories du complot Personnages ayant existé ou imaginaires sentrecroisent harmonieusement. Les deux héros ont toutes les qualités, mais les canailles se cachent sous des dehors inoffensifs. Un thriller documenté aux multiples facettes. (L.G. et M.Bo.)
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