Valeria, mère de famille romaine, quarantenaire mariée depuis vingt-deux ans, enfreint linterdiction de vente du dimanche et soffre un cahier chez le buraliste. De cet acte transgressif dans les années cinquante naît un journal intime rédigé à linsu de son mari et de ses deux enfants bientôt indépendants. Lécriture la libérera-t-elle de son étau ?
Pour cette jeune femme de la petite bourgeoisie, le cahier, objet caché à ses proches, devient un interlocuteur privilégié et le miroir de sa vie étriquée. Avec la rédaction de son quotidien, elle entame son introspection et témoigne de la lente désagrégation de sa vie de famille. Le ton varie selon ses scrupules et ses élans, mais la culpabilité est toujours présente. Sortie de son foyer pour un travail alimentaire, étouffée par les conventions et la charge matérielle du quotidien, cette mère est en proie aux interrogations sur sa propre vie amoureuse et sur celle de ses enfants. Paru en 1954 en France, ce roman, réédité en Italie à la demande dElena Ferrante, reflète un contexte sociologique très daté et ne garde guère quun intérêt historique. La tension palpable du début à la fin ne suffit pas à susciter lintérêt. (S.D. et A.-M.G.)
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