Née en Russie en 1989, Polina est arrivée en France en 1993 avec ses parents et sa sur ; elle avait quatre ans. Quand elle a obtenu sa nationalité française, son nom a été francisé en Pauline. Devenue adulte, elle veut absolument retrouver son prénom russe, mais se heurte à lincompréhension de ladministration. Elle raconte son combat pour son prénom, et en profite pour décrire la difficile adaptation dune petite fille et la nécessité pour les émigrés dapprendre une langue tout en gardant leur langue originelle.
Polina Panassenko, issue dune famille juive russe venue sinstaller à Saint-Étienne après la désintégration de lURSS, est aujourdhui comédienne et parfaitement intégrée à la civilisation moderne française, mais elle reste foncièrement attachée à ses origines, et proche de ses grands-parents restés en Russie où elle retourne régulièrement. Son livre est écrit dans un style parlé, peu académique emploi de « tu » à la place de on , mais non dépourvu dhumour. Sa description des deux langues qui se partagent son cerveau est assez pittoresque, ainsi que celle de laccent résiduel, mais la succession des différents chapitres donne un récit décousu. Un premier roman autobiographique original, un peu décevant. (E.L. et B.T.)
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