Anne Forestier est la maîtresse du commissaire Camille Verhoeven. Témoin dun hold-up dans une bijouterie des Champs-Élysées, elle échappe de peu à la sauvagerie et au fusil à pompe dun des braqueurs qui la laisse sanglante et défigurée sur le trottoir. Verhoeven reconnaît le mode opératoire et la méthode dun truand notoire quil connaît bien. Dans une traque jalonnée de fausses pistes, de surprises et de cadavres, sa vie privée et sa vie professionnelle se croisent et sopposent. Le passé va étrangement rattraper le présent. Comme dans les romans précédents de Pierre Lemaitre (Alex, NB mars 2011), la peur, la cruauté, langoisse imprègnent cette histoire de manipulation, de vengeance, et de « sacrifices ». Les phrases sont brèves, hachées, la langue est crue. Malfrats et policiers sont typés mais crédibles, plus que certaines péripéties du suspense à tiroirs. La violence, les plaies sanguinolentes, les armes à feu, tous les ingrédients du thriller sont là. Pris par lambiance et le climat habilement créés, on va jusquau bout sans effort