En 2010, dans la baie de Copenhague, un homme saute dun pont sur un bateau-mouche qui promène des enfants japonais et leur professeur ; il assassine quatre personnes avant de senfuir à la nage, laissant le bateau à la dérive en percuter un autre. Lenquête confiée à linspecteur Simonsen révèle vite un lien avec une autre disparition, classée quelques années avant, ainsi que de sombres souvenirs de la guerre en Bosnie en 1995.
Les frère et soeur Hammer (La fille dans le marais de Satan, les Notes septembre 2018) confient à leur enquêteur favori et à son équipe une affaire qui demblée semble très étrange. Lenquête minutieuse déroule, avec quelques longueurs, les pistes nombreuses qui convergent toutes vers la guerre en Bosnie, à laquelle le Danemark avait pris part dans la force de maintien de la paix. Les horreurs de cette guerre et de ses séquelles sont montrées dans toute leur brutalité. Les machinations parfois machiavéliques, labsence totale dempathie des criminels, les descriptions de tortures font froid dans le dos. Le sujet ne manque pas dintérêt entre les combats dans les villages reculés des Balkans et la vie méprisée des vétérans blessés de retour au pays. Le lecteur, jusquà la fin, brûle de connaître lidentité et les mobiles des coupables de ce carnage dinnocents Japonais. (C.M. et A.Le.)
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